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Le Riad est né d’une symbiose entre l’héritage Berbère et la civilisation andalouse, plus largement, de cette rencontre à été crée l’art hispano-mauresque. Le mariage de ces deux cultures a pu se faire dans l’Histoire lorsque les Almoravides sont arrivés en Andalousie vers 1090 et qu’au XIIème siècle les Almohades ont fait de même.
Le mot « Riad » signifie « jardin » et tel un jardin secret les demeures mauresques sont tournées vers l’intérieur. Ne possédant la plupart du temps aucune fenêtre tournée vers l’extérieur, les Riads privilégient un patio à l’abri des regards et du tumulte de la Médina. Tant de mystères apparents dans son architecture ne sont pas dû au hasard car les Riads servaient jadis de lieu de rencontre aux sultans Saadis qui y hébergeaient leur harem.
Aujourd’hui ont voit apparaître de nombreux Riads proposant des soins du corps et différentes formules « bien-être », cette pratique n’a rien d’une nouveauté commerciale, au contraire depuis l’antiquité dans les harems c’était une activité très pratiquée par les courtisanes des sultans.
L’histoire des Riads est autant mêlée de romantisme que de cruauté, souvenez-vous des milles et une nuit dans lequel un sultan y avait pour coutume de précipiter dans le bassin sa conquête de la nuit.
Après toute une époque de splendeur, les Riads sont tombés aux oubliettes et ont laissé le temps faire son œuvre jusqu'à les transformer en ruine dans certaines Medinas du Royaume. Et puis est arrivé un phénomène immobilier semblable à celui des fermes dans les provinces françaises. Mis à part que ce ne sont pas des britanniques qui sont venus rénover et sauvegarder les Riads pour en faire des « bed & breakfast » mais des français pour en faire des maisons d’hôtes.
Ces investisseurs français ont acheté des Riads à Marrakech mais aussi à Essaouira, Meknès, Fès et Rabat, dans le but de faire revivre la magie orientale du passé en y ajoutant le confort moderne et en provoquant ainsi une nouvelle source d’inspiration pour les artisans marocains.
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